Trench Town Politics – Politiques à Trenchtown

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On August 24, I was in Trench Town, a ghetto in Kingston made famous by Bob Marley. The reggae star grew up there in the 60es and made his big break on the reggae scene there. I had to work long and hard to gain access to get to Trench Town. To be able to work inside the slum, you need the right contacts and you need to find the cab driver who will drive you there.
Trench Town was an interesting experience for me as a journalist. In these pre-elections weeks, I did not see what I saw in February 2006 in Cité-Soleil, Port-au-Prince’s largest and most violent slum. For the people of Cité-Soleil, the presidential elections that were taking place then were a matter of life and death. René Préval, who was considered to be the candidate of the poor, was a hero for Haitians living in the slums of Port-au-Prince. In Trench Town on the other hand, most people did not seem to believe in politics any more. One could hear in the streets of Trench Town that the elctions will not change anything. People there seem to believe that hope and help can only come from abroad. The problem for them is that Jamaica is regularly overlooked by the major news outlets and people from Trench Town will probably have to wait for a long time for the help they desperately need to lift them out of poverty.

Le 24 août, j’ai effectué un reportage dans Trench Town, le ghetto où a garndi Bob Marley dans les années 60 et où il s’est révélé sur la scène reggae. L’accès à Trench Town a nécessité des jours de travail débuté à New York. Pour pouvoir travailler dans Trench Town, il faut en effet avoir le bon contact et prendre des précautions. Il faut trouver un chauffeur de taxi de confiance à Kingston qui accepte de vous y emmener et être escorté sur place par un « guide ».
Trench Town fut une expérience journalistique très intéressante. En cette période d’élections générales en Jamaïque, le ghetto m’a frappé par sa relative apathie politique. Cette sensation tranchait radicalement avec ce dont j’avais été le témoin en février 2006 à Cité-Soleil, le plus grand et violent bidonville de Port-au-Prince en Haïti. Pour les habitants de Cité-Soleil, l’élection présidentielle que je couvrais à l’époque, était littéralement une question de vie ou de mort. Dans les quartiers pauvres, les gens vouaient un véritable passion à René Préval, l’homme qui est depuis devenu leur président.
A Trench Town, les habitants semblaient en revanche quelque peu désabusés ou du moins peu concernés par l’élection. « Ca ne changera rien », pouvait-on entendre dans les rues du bidonville. Les habitants espèrent de l’aide et des lendemains meilleurs mais semblent avoir tiré un trait sur les deux partis jamaïcains et sur Portia Simpson Miller, la femme qui dirige actuellement le pays. L’aide qu’ils espèrent ne semble pouvoir venir que de l’étranger. Mais la Jamaïque, pays qui n’apparaît que rarement sur le radar des informations mondiales, n’est pas une priorité pour la communauté internationale. Les habitants de Trench Town semblent dans ces conditions condamnés à devoir attendre longtemps cette aide éventuelle.

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Filed under Haiti, jamaica, world news

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