Category Archives: prisons

“Dr Death” is free – “Docteur la Mort” est libre

Jack Kevorkian, the doctor who claims to have helped at least 130 terminally-ill patients to die, was released from a Michigan prison today after spending 8 years behind bars. The 79-year-old retired pathologist dubbed “Dr Death” for his role in the assisted suicides,  plans to live in the Detroit area. In a recent interview with a Detroit TV channel, Kevorkian had said he still believed in people’s right to die.

Jack Kevorkian, le docteur qui affirme avoir aidé à mourir au moins 130 patients en phase terminale, a été libéré de prison aujourd’hui dans le Michigan, après avoir passé huit ans derrière les barreaux. L’homme que l’on surnomme “Docteur La Mort” aux Etats-Unis, souhaite vivre dans la région de Detroit. Dans une interview récente à une chaîne de télévision  du Michigan, Kevorkian avit réitéré ses convictions: il reste pour le droit des personnes malades à choisir le moment de leur mort.

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Sad birthday song for Juan Ramirez – Triste chanson d’anniversaire pour Juan Ramirez

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“For Juan Ramirez. With love, Marisol”. Looking at the CD cover in the studios of KDOL radio in Livingston, I did not know what to think. These few words have been written by a woman whose husband is on death row. It was Juan Ramirez’ birthday that Sunday of March. His wife had brought a CD with Mexican tunes to be broadcast during the show for death row inmates. I could not help but imagining Juan Ramirez sitting in his bare, concrete cell and listening to the music. What did he think? I imagined Marisol listening to the same tune that Sunday. What did she feel?

I asked Joy, the woman running the “shout out show” for death row inmates, why Ramirez had been sentenced to death. She could not tell me. Joy does not want to know what men like Ramirez did. Her goal is to try to save their souls. Not knowing why these men are sitting on death row probably helps her fight for them. I had to check though. Juan Ramirez was sentenced to death for the murder of six people. According to his file , he entered a house with 10 co-defendants on January 5 2003 in Hidalgo County (Texas) to steal a large quantity of marijuana. During the course of the robbery, he is accused of having killed 6 men with his co-defendants. He was 18 at the time of the offense. I still have the song Marisol brought for her husband. This mariachi tune is now for me the sound of death row. It is also the sound of failure.

It reminds me of a passage I read in “Travels in the Scriptorium”, the new book by Paul Auster. It is a dialogue between a woman and an old man who is identified as Mr Blank. The old man has no memory of who who he is or what he did. He just remembers he hurt the woman who is taking care of him now. He says he is sorry. Here is the woman’s reply written by Auster: “Don’t be. Without you, I would never met David in the first place. Believe me, Mr Blank, it isn’t your fault. You do what you have to do. And then things happen. Good things and bad things both. That’s the way it is. We might be the ones who suffer, but there’s a reason for it, a good reason, and anyone who complains about it doesn’t understand what it means to be alive”. I am wondering if Marisol sees it that way. When I listen to the tune, I am really wondering.

You can listen on my radio story for Swiss Public Radio by clicking here.

“Pour Juan Ramirez. Avec mon amour, Marisol”. Je regarde la couverture du CD qui trône dans les studios de KDOL radio et ne sais que penser. Ces quelques mots ont été écrits par l’épouse d’un condamné à mort dont c’était l’anniversaire en ce dimanche de mars où je fais le reportage. La femme de Juan Ramirez a apporté ce disque pour que la radio passe quelques-uns des morceaux favoris de son mari. Je ne peux m’empêcher de me demander à quoi Ramirez est en train de penser en écoutant ce morceau de mariachis. Je l’imagine dans sa petite cellule des couloirs de la mort. J’imagine aussi Marisol écoutant la même chanson quelque part au Texas. Je demande alors à Joy, la femme qui s’occupe du programme de radio pour les condamnés à mort, si elle sait ce que Ramirez a fait. Elle me répond que non. Elle ne regarde jamais ce que ces hommes ont fait. C’est probablement le moyen qu’elle a trouvé pour remplir la mission qu’elle s’est fixée. A savoir sauver l’âme de ces hommes qui attendent leur dernière heure. Le dossier de Ramirez est éloquent: L’homme est accusé d’avoir abattu 6 hommes avec dix complices lors d’un vol d’une importante quantité de marijuana le 5 janvier 2003 dans un comté texan. Juan Ramirez avait 18 ans au moment du crime.

J’ai gardé la chanson de Marisol pour son mari. Quand je l’écoute, c’est pour moi l’air des couloirs de la mort et celui d’un terrible échec. Cela me rappelle un passage de “Travel in the Scriptorium”, le dernier livre de Paul Auster.

Auster y raconte l’histoire d’un vieil homme que l’on connaît sous le nom de Mr. Blank (Littéralement M. Néant) parce qu’il ne se rappelle rien. Il se souvient en revanche vaguement avoir fait mal à la femme qui s’occupe de lui au moment où se déroule le dialogue. Il dit être désolé. Elle lui répond: “Ne le soyez pas. Je n’aurais jamais rencontré david sans cela. Croyez-moi, M.Blank, ce n’est pas de votre faute. Vous avez fait ce que vous deviez faire et les choses arrivent. Les bonnes choses comme les mauvaises. C’est comme cela que ça se passe. Nous sommes peut-être celles qui souffrent. Mais il y a une raison, une bonne raison. Et les personnes qui se plaignent ne savent pas ce que c’est d’être en vie”. Je me demande si Marisol voit les choses de cette manière. Quand j’écoute la chanson d’anniversaire pour son mari, je me demande vraiment si c’est le cas.

Cliquer ici pour écouter mon reportage pour la Radio Suisse Romande

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Exonerated in Dallas – Exonéré à Dallas

Those who have seen Razor Wire Rodeo, the feature documentary I co-authored with director Nicolas Pallay, know what I talking about. The US justice system has flaws. Yesterday, James Curtis Giles joined a growing list of men exonerated by DNA evidence in Dallas County. Giles spent 10 years in prison for a gang rape he did not commit, before his release in 1993. The 53-year old who runs a bail bond office, was on parole until 2013.
Since Texas passed a law in 2001 allowing the re-examination of certain convictions, 13 inmates have been cleared by DNA testing in Dallas County. James Curtis Giles’ case was one of mistaken identity.
Meanwhile, in Louisiana, there is movement to free Gary Tyler from Angola, the State Penitentiary there. 19 sports figures have asked Louisiana Governor Kathleen Blanco to pardon Tyler, who was once the youngest person on death row in Louisiana. Tyler, a black man, was charged in 1974 in the murder of a white student. He was 16 at the time.
For those interested in the Louisiana corrections practices, check professor Burk Foster’s excellent website.

Ceux qui ont vu Le Rodéo des Condamnés, le documentaire dont je suis le co-auteur avec le réalisateur Nicolas Pallay, savent de quoi je parle. Le système légal américain a des lacunes. Hier, James Curtis Giles, a rejoint une liste toujours plus importante d’hommes exonérés à la suite d’analyses ADN dans le comté de Dallas. Giles a passé 10 ans en prison pour un viol qu’il n’a pas commis avant d’être libéré en 1993. L’homme de 53 ans était en sursis jusqu’en 2013.
Depuis que le Texas a passé une loi en 2001 qui autorise la ré-ouverture de certains cas, 13 détenus ont été exonérés dans le comté de Dallas. Giles avait été condamné à la place d’un autre homme qui avait le même nom que lui.
Pendant ce temps, en Louisiane, un mouvement s’organise pour faire libérer Gary Tyler d’Angola, le pénitencier qui est le sujet du Rodéo des Condamnés. 19 personnalités sportives ont contacté Kathleen Blanco, la gouverneure de l’Etat, pour lui demander de grâcier Tyler qui était à une époque le plus jeune détenu dans les couloirs de la mort. Tyler, un Noir, a été accusé en 1974 du meurtre d’un écolier blanc. Il avait 16 ans.
A ceux qui s’intéressent au système légal et carcéral de Louisiane, je recommande l’excellent site internet du professeur Burk Foster, un expert sur la question.

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